Le Panama est originellement une des composantes traditionnelles de la tenue vestimentaire de nombreuses communautés indigènes vivant dans la province d’Azuay et de Manabi, au sud de l’Equateur.
La fabrication de ce chapeau avec les feuilles du carludovica palmata (arbre de la famille des cyclanthacées), appelées pailles de toquilla, repose donc en grande partie, aujourd’hui encore, sur un savoir-faire manuel, traditionnel et essentiellement féminin.
Témoignage séculaire d’une manière d’être et de faire les choses pour ces nationalités indiennes, le Panama a fait l’objet d’une attention privilégiée de la part des consommateurs occidentaux lors de l’entreprise du percement du canal de Panama dés 1881.
Il fut diffusé curieusement en Europe sous son nom actuel, en référence au port de Panama City.
Convoité dans un premier temps pour ses qualités fonctionnelles (robustesse, souplesse et légèreté, il a connu avec le cinéma hollywoodien des années quarante son entrée au panthéon des couvre-chefs de stars. C’est ainsi que le quotidien de tout un peuple devint un symbole de raffinement et de luxe, pour nos pays occidentaux.
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